Au sein du label Terre d’Innovation, le critère « cadre de vie » vise à évaluer la capacité des collectivités à améliorer durablement l’environnement quotidien des habitants, en agissant directement sur la qualité des espaces publics et la perception du territoire.
Ce critère repose sur une approche à la fois qualitative et objectivée, fondée sur des indicateurs simples, mesurables et comparables à l’échelle nationale.
Dissimuler les réseaux pour révéler le territoire
La part de réseau électrique dissimulé constitue un indicateur central du critère.
Le ratio entre la longueur du réseau enfoui et la longueur totale du réseau permet d’apprécier concrètement l’effort engagé par la collectivité pour :
- réduire l’impact visuel des infrastructures,
- préserver les paysages urbains et ruraux,
- valoriser le patrimoine architectural et naturel.
Ce choix d’investissement, souvent structurant, traduit une volonté d’inscrire l’action publique dans une logique d’aménagement durable et de qualité.
Déployer un éclairage public à la fois performant et respectueux
Le critère intègre également la mise en lumière durable et performante des sites remarquables.
L’éclairage devient ici un outil d’attractivité et de valorisation, à condition qu’il respecte plusieurs exigences :
- performance énergétique,
- sobriété et maîtrise des consommations,
- respect de la biodiversité nocturne,
- adaptation aux usages réels.
L’enjeu est clair : passer d’une logique d’équipement à une logique de conception, où chaque point lumineux contribue à la qualité du cadre de vie.
Intégrer les équipements techniques dans leur environnement
Enfin, une attention particulière est portée à l’embellissement et à l’intégration des postes de distribution électrique et des infrastructures associées.
Trop souvent perçus comme des éléments purement techniques, ces équipements peuvent devenir des supports de valorisation du territoire :
- intégration paysagère,
- traitement architectural ou artistique,
- insertion dans des projets d’aménagement plus larges.
Cette dimension traduit une évolution des pratiques : ne plus subir les infrastructures, mais les intégrer pleinement dans une vision qualitative de l’espace public.
Une notation lisible et harmonisée
Le critère « cadre de vie » est évalué sur une base de 20 points, articulée autour de ces trois dimensions :
- une part quantitative (taux de réseau dissimulé),
- deux dimensions qualitatives évaluées de manière binaire (présence ou non d’actions structurées).
Cette méthode permet :
- une lecture simple et transparente,
- une comparabilité nationale,
- et surtout une incitation concrète à l’action.

